Vincent Maillard, ancien grand reporter et caméraman, a travaillé une dizaine d’années pour France Télévision. Il en a perçu les limites : ”La télévision c’est très superficiel. J’étais en désaccord avec les lignes éditoriales, je regrettais le manque d’audace et d’initiative dans la rédaction”.
Pour s’exprimer avec plus de liberté, il s’est tourné vers la réalisation de documentaires en France et à l’étranger sur divers thèmes : sciences, politique, environnement, société.
On peut citer par exemple :
Le Thon, la brute et le truand, disparition de la pêche traditionnelle au thon rouge en Sicile, au profit f’une pêche industrielle.
Les pionniers de Trémargat, village breton pratiquant agriculture paysanne, circuits courts, entraide collective, café et épicerie associative.
La révolte des Gilets jaunes, ”cette classe qui ne faisait pas parler d’elle” jusqu’à ce que ”les politiques tirent trop sur la corde de la compression et de la rigueur”, lui a sans doute donné envie d’écrire un roman social sur les oubliés de la France péri-urbaine :
Le polar musical Springsteen-sur-Seine décrit ceux dont les rêves de jeunesse se sont fracassés sur une réalité économique libérale mais qui résistent à l’écrasement et au mépris.
Par la suite, il profite du confinement pour publier Methanic, dystopie sur le réchauffement climatique, et L’os de Lebowski, roman noir et satire sociale.
Les titres des deux derniers, Le smorking des orques et La spirale du milan royal montrent l’intérêt de Vincent Maillard pour les animaux (Lebowski est un chien) :
”Le défi pour l’humanité est de parvenir à s’extirper de deux cents ans d’ère industrielle et financière hystérique pour commencer à réparer les liens avec le monde qui est le nôtre, le monde biologique, le monde du vivant ; les ambassadeurs les plus proches de ce monde sont les animaux”.
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