• Présentation Petite Mise au point

    Emissions à venir :

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    Emissions des dernières semaines :

    12 janvier 2026 Les hybrides sont parmi nous

    Rediffusion de l’émission du 9 mai 2016
    Les événements d’hybridation sont une énigme de la nature. Chacun connaît l’histoire de l’ours blanc et plus loin dans la taïga, le grizzli vit bien différemment. Comment imaginer que Grizzly et Ours blanc s’adonnent à  de bien singulières affections. Oh oui ! Un très grand nombre d’espèces peuvent convoler ensemble à  des amours interdites. Interdites selon la théorie, car il est un fondement essentiel sur quoi repose l’édifice biologique, les espèces existent d’être séparées.
    Certes, on remarquait parfois des échanges hardis mais cela était, pensait-on, le simple résultat de cafouillages exceptionnels, d’invraisemblables penchants d’individus plus ou moins tarés. Le fondateur du néodarwinisme Ernst Mayr inscrivit dans le marbre sa définition : ”une espèce est un groupe de populations interfécondes et reproductivement isolées des autres”. L’espèce existait naturellement et la reproduction en était la limite.
    Mais voilà , les amours ursines se sont révélées bien peu loyales au néodarwinisme. Etait ce à  ce point pervers que ours blanc et grizzli puissent s’adonner au plaisir de la chair sans autre émois que de contredire le néodarwinisme. Et les grenouilles vertes aussi s’y plaisaient. Quant à  l’humain si fier de ses origines et de son petit village, de sa nation et parfois si facho qu’il s’accroche à  sa prétendue race, il n’échappe pas à  ce destin des hybrides, Car la barrière des espèces ne parait pas si infranchissable, et l’évolution fait décidément l’amour de travers.
    Voilà  l’histoire que nous allons raconter en discutant de ce que tout cela entraîne comme petites choses incroyables dans un monde où les espèces animales n’aiment pas tourner en rond.

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    08 décembre 2025 Biotechnologies, moustiques et darwinisme

    Rediffusion de l’émission du 14 mars 2016.
    Il y eut la lutte chimique. Mais aujourd’hui, les poisons débordent jusque dans les fruits alors que nos petits ennemis continuent de commettre leurs méfaits. On pensa alors qu’il fallait jouer autrement ces conflits. Il fallait utiliser les uns contre les autres, car enfin, la biologie entière est issue de la lutte pour la vie, nous dit-on. Alors, pour éliminer les concurrents, les parasites, les mauvais gènes et les méchants prédateurs, nous allions disposer d’armes bien plus puissantes que la bombe chimique, nous allions développer l’arsenal génétique. Un peu d’enzymes pour découper les ADN et le tour serait joué. Et dans cet enthousiasme béat, on affirma que le moustique transgénique pourrait nous protéger des maladies en éliminant les moustiques naturels. Pourtant, si la chimie fut un désastre au point que l’agro-industrie laisse des champs stériles et des atmosphères irrespirables, n’est-ce pas qu’on appliqua une philosophie du combat singulier, directement venue de la sélection darwiniste. Sous les habits neufs des biotechnologies, le roi Darwin est encore nu. Mais l’écologie évolutive ne croit pas à  cette fable d’une division manichéenne entre bons et mauvais gènes...

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    10 novembre 2025 Freud, Reich et l'énergie sexuelle.

    Rediffusion de l’émission du 22 février 2016.
    Nos rêves sont des choses bizarres. Des éléments épars construisent des scénarios rocambolesques et des aventures invraisemblables. Mais plus qu’une séparation de l’esprit et du corps, le rêve, la névrose et les fantasmes témoignent de l’union de la souffrance dans le corps. Ces fantasmagories inévitables ouvrent notre imaginaire mais se ferment si souvent sur des rituels compulsifs, voire même des psychoses majeures. Alors quel est le lien entre l’imagination onirique et la pathologie mentale ?
    Freud insiste, il faut décentrer l’individu de lui-même. Nos actes ne sont plus intentionnels mais reflètent un combat intérieur que les drames de notre enfance mènent contre notre lucidité. Pourtant, ce n’est pas la découverte de l’inconscient qui fait la force de Freud. En analysant la filiation nietzschéenne de Freud qui débouchera sur William Reich, il est possible de concevoir que la recherche scientifique de l’inconscient mène à  bien d’autre chose. Car la sexualité en constitue le cœur et c’est bien de la libido qu’il sera question. De Freud à  Reich, que reste t il ? Qu’est ce que le capitalisme a à  voir avec une pulsion de mort ? Qu’est ce que la biologie dit de la libido ? Nous allons voir que le parcours de Freud à  Reich est fait de cassures et comme tout cela concerne toujours le corps, voilà  une question gourmande à  notre menu de science en liberté aujourd’hui.

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